Même si les champignons sont visibles toute l’année, enfin pour certains, il faut bien avouer que le printemps reste la saison la plus appréciée des amateurs du genre !

Bien sûr, la diversité des variétés est bien plus restreinte qu’à l’automne, mais après les quelques « longs mois d’hiver » quel plaisir de se remettre en quête de quelques belles trouvailles.

Tout de suite après la fonte des neiges, pour les plus courageux, un champignon haut en couleur, sans intérêt pour la casserole, juste le plaisir des yeux : Sarcoscypha coccinea, la Pezize coccinée.

Avec le mois de mars, parfois même février,  démarrent les morilles. La plus précoce de toute : la morille conique, Morchella conica, suivie de très près par la morille commune : Morchella esculenta qui, elle,  pointera son nez plutôt début avril. Enfin, ces dernières années, réchauffement climatique (ou pas), notre morille commune semble vouloir démarrer plus tôt si les conditions sont au beau.

 

Morchella_EsculentaAlors, bien sûr, la morille ou plutôt les morilles sont l’objectif de chaque sortie, il n’en reste pas moins vrai que cette période printanière est l’occasion de belles rencontres ! Souvent un peu plus précoce et annonciatrice de l’ouverture de saison, les oreilles de cochons, moins familièrement la pézize veinée ou  Disciotis venosa, bons comestibles qui fréquentent les mêmes écologies que la morille ;  à ne pas confondre avec la Grande pézize : Discina perlata non toxique mais sans grande valeur et fréquentant elle les pessières ! Toujours sous pessières, l’incontournable et mythique Hygrophore de mars Hygrophorus marzuolus, un autre champignon rare qui aime la fonte des neiges, un champignon que chacun connaît mais que peu on eut l’occasion de toucher ! Rare, donc à respecter !

Pour suivre sur les champignons rares du printemps mais non comestibles, Discina parma, la Discina en bouclier, toujours en relation avec le bois, enterré ou non, mais toujours bien pourri, un champignon que l’on ne rencontre pas très souvent, donc on ne cherche pas même à savoir s’il est comestible ou non, on laisse en place.