2013, la morille s’en est allée, pas une grosse année dans mes coins, avis général des gens rencontrés sur le terrain et collègues amateurs du genre !
Finis les champignons de printemps, mais il n’est pas nécessaire de reléguer paniers et couteaux jusqu’à l’automne pour retourner tâter du champignon. A peine ceux du printemps partis que déjà les champignons d’été pointent (ou vont pointer) leur nez. Si chaleurs et précipitations sont de la partie, au milieu du mois de juin devraient commencer quelques petites cueillettes.

En tout premier lieu, dans la série des cèpes, Boletus aestivalis, le cèpe d’été, très semblable au cèpe de Bordeaux et poussant en général sur les mêmes places que ce dernier.

Boletus_aestivalis_MycoChamp

Boletus aestivalis, le cèpe d’été

 

Il se présente d’une couleur brun clair  uniforme velouté, même à l’humide, grosse différence avec le cèpe de bordeaux qui lui est lisse et visqueux sous la pluie.

Un autre cèpe, d’une grande qualité mais relativement peu fréquent est le cèpe bronzé que l’on nommait autrefois tête de nègre : Boletus aerus, un cèpe de grande qualité qui apprécie tout particulièrement les chaleurs de l’été de la zone méditerranéenne. Diffère du bordeaux par son chapeau nettement marron foncé. Même écologie.

Encore un autre, non plus cèpe mais bolet, le bolet bai : Xérocomus badius, que l’on appréciait avant la catastrophe de Tchernobyl mais qui a tendance à concentrer la radioactivité !

Toujours dans cette même famille, un magnifique bolet à pied rouge : Boletus erythropus qui apprécie les terrains acides et la compagnie de quelques conifères en mélanges aux feuillus. Un champignon peu recherché, sa chair virant terriblement au bleu à la moindre pression ou à la coupe, un cèpe qui fait peur !
Autre champignon qui démarre dès le mois de juin, c’est bien sûr la girolle que chacun connaît. Pas de gros risques de confusion si l’on tient compte des lames réduites à de simples plis. Evitez, tout de même, la grossière erreur avec Omphalotus illudens, le  Clitocybe trompeur ou Clitocybe de l'olivier plus au Sud, un violent toxique.

On peut aussi trouver l’amanite rougissante Amanita rubescens dès la mi juin qui présente une chair qui rougit à la coupe notamment à la base du pied dans le bulbe, mais comme c’est une amanite qui plus est très semblable à  la panthère, il est préférable de la laisser aux spécialistes.
Et si le temps est aux fortes chaleurs, alors, peut-être, vous les malheureux qui habitez au Nord ou à l’Est, le graal, la pitance des empereurs, l’amanite des Césars : Amanita caesarea, espèce thermophile qui préfère, de loin, le tourisme au SUD.

Bref, tout un panel de variétés pour faire le lien entre printemps et automne.
A vos paniers !

 

Quelques liens pour se faire une idée :